Le président de la République, M Abdelmadjid Tebboune, a affirmé samedi que la Conférence africaine des startups (CAS) traduisait la volonté de l’Algérie à être « une destination de premier plan pour l’innovation et l’intégration économique en Afrique ».

Dans un discours prononcé devant les participants à la quatrième édition de la Conférence africaine des startups (du 6 au 8 décembre), au Centre international de conférences Abdelatif Rahal, le président de la République a indiqué que l’Algérie témoignait de son engagement « à renforcer la coopération continentale sur la base de la durabilité et de l’efficacité ».

Il a poursuivi en soulignant que l’événement intervenait « seulement trois mois après l’organisation de la Foire intra-africaine », et qu’il confirmait son « profond engagement au service de l’Afrique » tout en reflétant sa volonté de faire de l’Algérie « une destination de premier plan pour l’innovation et l’intégration économique » sur le continent.

Le chef de l’Etat a par ailleurs rappelé qu’il s’était employé ces dernières années « à construire un système juridique et réglementaire intégré pour soutenir les entreprises émergentes ».

Il a ensuite expliqué que cette politique avait permis « de dépasser les 13 000 start-ups » grâce « à un cadre juridique flexible et numérique, un système fiscal incitatif qui allège les charges et favorise la croissance, ainsi qu’à un cadre ouvert pour l’innovation qui relie les start-ups aux universités, aux centres de recherche et aux institutions économiques, en plus d’investissements importants dans les infrastructures technologiques et de recherche », a-t-il détaillé.

Il a également mentionné son objectif d’atteindre « 20 000 startups d’ici fin 2029 » avant de préciser que son ambition était de dépasser les « frontières nationales » avec la création à terme d’un « fonds continental pour financer les startups africaines » qui représente « une étape stratégique pour autonomiser la jeunesse africaine ». 

Il a conclu en insistant sur l’importance de permettre à des institutions émergentes « de se développer à l’échelle continentale et de construire un marché technologique africain unifié » qui attirera, selon lui, « davantage d’investissements ».

Mansouria Fodeili