
Les Journées du film algéro-italien (JFAI) se sont clôturées lundi, à Alger, après trois jours de projections, de débats et d’ateliers techniques.
Comme un symbole, c’est le film La Bataille d’Alger, de Gillo Pontecorvo qui a fait l’ouverture des JFAI. Un événement qui a été marqué par la présence de l’ambassadeur d’Italie en Algérie, M Alberto Cutillo, de la directrice de l’Institut culturel italien en Algérie, Mme Antonia Grande et ou directeur de la Cinémathèque d’Algérie, M Adel Mkhalfia.
Dans ce mémorable film, le célèbre réalisateur italien met en lumière l’organisation urbaine des résistants algériens et l’héroïsme des militants face à la torture et à la répression coloniales françaises.
Interdit en France pendant 38 ans, La Bataille d’Alger a su séduire le jury de la Mostra de Venise en décrochant, en 1966 le Lion d’or. Il a par ailleurs été classé parmi les « 50 meilleurs films de tous les temps » par le British Film Institute.
Ces Journées se sont poursuivies dimanche et lundi par les projections de cinéastes de renom tels que Ennio Lorenzini et Luchino Visconti, respectivement auteurs des films Mains libres (1964) et L’Etranger (1967), adapté du roman du prix Nobel de littérature, Albert Camus.
En marge des séances, la Cinémathèque algérienne a accueilli une exposition présentant des affiches, en différentes langues, de La Bataille d’Alger, ainsi que des images mettant en exergue certains séquences marquantes de l’opus.
Ce rendez vous culture a aussi été l’occasion pour les amateurs de 7ème art, de participer à des ateliers sur les techniques du son et de l’image, et sur le montage vidéo .
A noter que les Journées du film algéro-italien ont été pilotées, sous le patronage du ministère de la Culture et des Arts, par le Centre algérien du cinéma, par la société de production Casbah Films, et par l’Institut culturel italien en Algérie.
Amale Hoummati












































