Algérie-Bosnie-Herzegovine-Cooperation-

Le ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, M Ahmed Attaf, a souligné lundi,  à l’occasion de la visite à Alger de son homologue de Bosnie-Herzégovine, M Elmedin Konakovic, l’héritage commun qui unit l’Algérie et la Bosnie-Herzégovine, et l’aspiration des deux parties à élever les relations bilatérales à un niveau qui profite aux deux peuples.

Dans un point presse improvisé, M Attaf a indiqué qu’il avait examiné, avec son interlocuteur, « les perspectives prometteuses » de coopération bilatérale dans plusieurs domaines vitaux, tels que « l’énergie, les mines, l’industrie, les produits pharmaceutiques, l’agriculture, ainsi que les entreprises émergentes ».

« Je tiens à vous assurer de notre volonté de poursuivre et d’intensifier notre collaboration afin de transformer ces perspectives prometteuses en projets concrets qui profiteront à nos deux pays amis et contribueront à élever nos relations bilatérales au niveau que méritent la richesse de leurs ressources et la solidité de leurs fondements », a-t il ajouté.

Le diplomate algérien a également a estimé que la visite de son hôte représentait « une étape importante » dans le renforcement des relations entre les deux pays car elle revêt, selon lui, une signification particulière « avec la célébration du trente-quatrième anniversaire de la reconnaissance par l’Algérie de l’État de Bosnie-Herzégovine, le 24 avril 1992 ».

Une coïncidence qui rappelle que l’Algérie a été « l’un des premiers pays à reconnaître l’État de Bosnie-Herzégovine, quelques jours seulement après sa déclaration d’indépendance, c’est-à-dire avant même son adhésion aux Nations Unies en mai de la même année », a rappelé M Ataf.  

La responsabilité qui incombe aujourd’hui aux gouvernements des deux Etats consiste ainsi « à préparer le cadre juridique et réglementaire nécessaire au développement de notre coopération bilatérale, en orientant et en concentrant nos efforts sur trois axes principaux », a-t il expliqué.

De son coté, M Konakovic a fait savoir que l’Algérie était un « partenaire clé » en Afrique du Nord, et une « porte d’entrée importante » pour l’expansion sur les marchés africains.     

« Aujourd’hui, nous affirmons notre volonté de transformer cette amitié traditionnelle en un partenariat stratégique fondé sur l’économie », a conclu le diplomate bosniaque.

Mansouria Fodeili