L’Algérie accueillera dans les prochains mois une réunion de coordination des parties impliquées dans le projet du Corridor Sud H2 qui vise à transporter l’hydrogène vert algérien vers les pays européens, a déclaré jeudi le directeur de l’information et de la communication au ministère de l’Énergie et des Énergies renouvelables (MEER), M Khalil Hedna.

Interrogé par la radio algérienne, M Hedna a indiqué que cette réunion de travail, qui sera organisée par son ministère, posera les fondations de ce projet « majeur » qui représente, selon lui, un « bond qualitatif » dans le domaine des énergies renouvelables.

Il a, à cet effet, annoncé que la Tunisie, l’Italie, l’Autriche et l’Allemagne participeront à l’événement afin « de coordonner les mesures à prendre » pour mener à bien ce programme qui favorisera « la transition énergétique dans la région » tout en confirmant « la position centrale de l’Algérie dans le domaine de l’énergie », a-t-il précisé.

Le responsable de la communication au MEER a ensuite rappelé que ce projet s’ajoutera « au gazoduc maritime » destiné à exporter l’électricité algérienne « décarbonée » vers l’Italie.

Concernant le continent africain, il a fait savoir que Sonelgaz se préparait à construire des centrales électriques « au Burkina Faso et au Mozambique » qui ressembleront à celle qui verra d’abord le jour à Niamey (Niger), et pour lesquelles l’entreprise publique mettra en place une « banque d’équipements » qui approvisionnera ces usines « en équipements et pièces détachées produits localement ».

En conclusion, M Hedna a confirmé que l’Algérie visait, à horizon 2035, la production « de 15 000 mégawatts » d’énergie solaire.

Mansouria Fodeili