Des experts de la santé ont souligné mercredi à Alger, à l’occasion d’une journée de sensibilisation sur « Le système de santé en Algérie à travers les archives », l’importance de valoriser et de numériser les archives de santé afin de soutenir la recherche scientifique et anticiper les futurs risques sanitaires.

Dans un discours lu en son nom par le chef du département Recherche et Prospective de l’Agence nationale pour la sécurité sanitaire (ANSS), M Kamal Boukhalfa, le directeur de l’agence, le Professeur Kamal Sanhadji, a estimé nécessaire d’établir « une vision d’avenir » fondée sur la création d’archives de santé, grâce à « la création d’un fonds numérique partagé » qui serait mis à la disposition des chercheurs et des universitaires, « conformément aux contrôles éthiques et juridiques », a-t il précisé.

Cette initiative vise, selon lui, à « documenter les décisions importantes » qui ont été prises dans le domaine de la santé, afin de permettre aux futures générations de chercheurs « d’étudier et de comprendre comment l’Algérie a géré diverses crises et événements sanitaires ».

Cette approche globale puise ses fondements dans l’histoire de la médecine arabe et islamique et dans les réalisations de ses savants qui, sans leur documentation méticuleuse, cette révolution scientifique « n’aurait pas atteint l’humanité », indique M Sanhaji qui souligne, par ailleurs, qu’« il n’est pas possible d’établir des cartes génétiques des risques sanitaires ou de prédire les épidémies émergentes ou les changements climatiques sans une compréhension approfondie de leurs racines et précédents historiques ».

En conséquence, pour faire face aux défis sanitaires qui touchent plusieurs secteurs, « une coordination constante est nécessaire, menée par l’agence à travers le système de surveillance épidémiologique et sanitaire », a conclu le DG de l’ANSS. 

Amale Hoummati