Gazoduc Medgaz entre l'Algérie et l'Espagne

Le Chef du bureau du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) en Algérie, M Abdelkader Diletta, a affirmé que le projet de gazoduc transsaharien (TSGP) constituait un « corridor énergétique majeur » qui renforcera « la sécurité énergétique, l’intégration économique régionale et la coopération continentale ».

Dans un point presse improvisé, en marge de la réunion annuelle de la Banque africaine de développement à Brazzaville, M. Diletta a estimé que le projet de gaozduc était une « initiative très inclusive » qui représente « un grand potentiel régional ».

Il a en outre indiqué que le gaz nigérian transporté vers l’Algérie, via le Niger, puis vers l’Europe, contribuera à « la sécurité énergétique et l’intégration régionale ».

« Ce gazoduc, qui s’étend sur une distance de 4 130 km et a une capacité de transport de 30 milliards de mètres cubes, devrait relier les installations gazières du Nigeria aux réseaux de distribution algériens vers l’Europe, ce qui permettra d’accroître les approvisionnements en gaz du continent européen », a-t il ajouté.

Il a aussi souligné que le TSGP « stimulerait le développement industriel et énergétique des régions concernées », tout en améliorant « l’accès à l’énergie pour les populations locales ».

Concernant l’engagement de la BAD pour les programmes structurels, M. Diletta a rappelé la volonté de la banque de soutenir ces projets d’envergure, « soit directement, soit en mobilisant d’autres partenaires financiers autour de ces initiatives stratégiques », a-t il fait savoir. 

S’agissant enfin des perspectives de coopération avec l’Algérie, le responsable de la banque africaine a précisé que le nouveau document de stratégie pays, pour la période 2025-2030, et élaboré en partenariat avec les autorités algériennes, visait « à accélérer la diversification économique et l’intégration régionale » par le développement des infrastructures, notamment « dans les secteurs des transports et de l’énergie ». 

Mansouria Fodeili