
Le Musée national des Beaux-Arts d’Alger (MNBAA) a décidé de rendre hommage à l’oeuvre de Mohamed Aksouh (91 ans), l’un des plasticiens algériens les plus âgés encore en activité, à travers une exposition qui retrace une plus de 60 ans de carrière.
Organisé par l’Agence algérienne de rayonnement culturel, l’événement – qui se clôture le 30 octobre – regroupe une vingtaine de tableaux – petit et moyen formats – réalisés entre les années 2000 et 2021, ainsi que quelques documents d’archives personnelles et du MNBAA.
Les oeuvres de l’artiste présentent ainsi la particularité de ne pas avoir de titre afin de laisser volontairement aux spectateurs toute latitude d’interprétation.
« Donner un titre à un tableau, c’est le restreindre au sujet présenté par son titre, ce qui l’empêche d’être enrichi par l’interprétation que chaque visiteur en donne en fonction de sa perception, de son expérience et de sa vie », précise le plasticien.
Commissaire de l’exposition, M Ahmed Chawki Adjali se félicite de l’accueil réservé au peintre par le Musée national des Beaux-Arts, qui est, selon lui, « un espace symbolique à la hauteur de cet événement et de cet artiste de premier plan ».
Né à Alger, en 1934, Mohamed Aksouh suit dans sa jeunesse une formation en ferronnerie tout en s’adonnant à la sculpture et à la peinture.
Il sera après l’indépendance formateur en arts plastiques dans des cercles d’éducation populaires avant de prendre le chemin de l’exil, en 1965, et de poser ses bagages en région parisienne, où il continue d’y vivre et d’y peindre.
Mansouria Fodeili












































