Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Kamal Badari, a annoncé, jeudi à Alger, la création du premier fonds d’investissement, doté d’un capital de 120 millions de dinars algériens, de l’Université d’Alger 3.

Dans un discours prononcé lors de l’ouverture de la Conférence nationale des universités, M. Badari a indiqué que la rencontre n’était pas seulement « un événement académique » mais qu’elle visait à atteindre « les objectifs de renouveau et de réforme, qui s’inscrivent dans les engagements du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune ».

Il a enchainé en soulignant les efforts de son secteur pour « accompagner les étudiants entrepreneurs » avant d’aborder la création « du premier fonds d’investissement » de l’Université d’Alger 3, une holding dotée dans un premier temps d’un capital de 120 millions de DZD mais qui atteindra « 330 millions de DZD d’ici la fin de l’année », a-t-il précisé.

Il a ensuite fait savoir que son ministère avait soumis un projet de texte relatif à la répartition des recettes des brevets, « afin que chaque étudiant innovant qui obtient un brevet et souhaite le vendre à une institution économique reçoive au moins 60 % et puisse atteindre 80 % des recettes », a-t-il expliqué.

Après avoir insisté pour que chaque établissement universitaire dispose d’un guichet unique « pour accompagner l’étudiant dans la documentation de son activité économique et accélérer son entrée dans ce domaine », M Badari a estimé qu’il était important d’orienter les futurs diplômés sur les bases « d’un diplôme pour une start-up ou une institution économique ».

Concernant enfin les résultats des réformes entreprises dans le secteur de l’enseignement supérieur, le ministre de la Recherche scientifique s’est félicité de la création « de 134 incubateurs d’entreprises, de 256 start-ups universitaires et de 2466 micro-entreprises ». 

Mansouria Fodeili