Le ministre des Finances, M Abdelkrim Bouzred, a affirmé mardi à Alger que l’économie algérienne enregistrait des indicateurs positifs à travers son taux de croissance, le maintien des équilibres extérieurs et la baisse de l’inflation.

Le ministre, qui s’exprimait à l’Assemblée nationale populaire lors de questions réponses sur le projet de loi de finances 2026, a estimé que l’Algérie était dans la « bonne direction » en s’éloignant de la logique de la recherche de rente « pour s’orienter vers une réelle diversification des revenus ».

Il a ensuite expliqué que les politiques économiques et financières mises en œuvre ont permis « de maintenir les équilibres extérieurs ».

Il a par ailleurs cité les efforts des ministères pour « achever au plus vite le processus de numérisation », et constituer une base de données unifiée « qui facilite les différentes transactions et contribue à renforcer le processus de réforme en cours ».

S’agissant du ministère des Finances, M Bouzred a fait savoir que les citoyens pourront obtenir à distance, dès le début 2026, « les documents administratifs relatifs à leurs actifs ». Une mesure qu’il considère comme un étant « bond qualitatif vers une administration numérique moderne ».

« Par ailleurs, au cours du premier semestre de l’année prochaine, le registre foncier électronique sera mis en place, ce qui permettra une mise à jour facile des informations immobilières et simplifiera les transactions entre les citoyens et l’administration », a-t-il ajouté.

Le ministre des Finances a ensuite abordé la question du déficit qui sera financé « par la dette intérieure », sans incidence « sur les prix ou les taux d’inflation », a-t-il promis.

Il a conclu en annonçant que la dette intérieure s’élèvera à environ 18 billions de dinars algériens dont « 8 billions sont destinés à couvrir le déficit budgétaire, 6 billions constituant une dette non conventionnelle pour 2017 et 3 500 milliards représentant des prêts accordés à des institutions publiques pour financer des projets de production d’électricité et des usines de dessalement d’eau ».

Mansouria Fodeili