Biyouna-Décès-Algerie-Comedienne

L’actrice Biyouna s’est éteinte mardi matin à l’hôpital Beni Messous d’Alger, à l’âge de 73 ans, des suites d’une longue maladie. 

«  C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris le décès de l’artiste Bayouna, désormais auprès du Seigneur. Que Dieu lui accorde sa miséricorde et son pardon. Face à cette perte douloureuse, alors que nous disons adieu à une figure emblématique du monde artistique, qui a enrichi de son talent et de sa créativité de nombreuses œuvres télévisuelles et cinématographiques pendant de longues années, la défunte laisse derrière elle, par sa sincérité et sa spontanéité dans le jeu d’actrice et ses films à succès, une immense reconnaissance », a écrit sous forme d’hommage le Président de la république, M Abdelmadjid Tebboune

Née en 1952, dans le quartier Belcourt d’Alger, Biyouna, de son vrai nom, Baya Bouzar, s’est imposée comme l’une des artistes les plus populaires du 7ème art, de la télévision publique et de la chanson, en Algérie et à l’étranger.

Dès son plus jeune âge, l’Algéroise se fait déjà remarquer par son talent en fréquentant les groupes de musique andalous et hawzi et en accompagnant, à travers le répertoire populaire, les plus grandes chanteuses de l’époque.

C’est en 1973 que l’actrice se tourne vers le cinéma en endossant le rôle de Fatima, dans la série Le Feu réalisée par Mustafa Badie et adaptée de la trilogie de Mohamed Dib

Son nom sera également associé à des rôles marquants à la télévision, au début des années 2000, dans des sitcoms telles que Nas Mlah City, Bab El Dachra, Dar El Bahdja ou encore El Jiran

Elle se produira par ailleurs sur scène à l’occasion de la sortie de plusieurs albums (2001, 2006, 2007) qui revisitèrent, de sa voix rauque et inimitable, le patrimoine algérien en les mêlant à des sonorités méditerranéennes plus contemporaines. 

La défunte sera inhumée cette après midi au cimetière El Alia après un dernier hommage rendu à 11 heures, au Théâtre National Algérien Mahieddine Bachtarzi.

Amale Hoummati