
La sélection algérienne de football s’est logiquement inclinée, samedi après midi au stade de Marrakech, contre le Nigeria (0-2), en quart de finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025.
Dominée par le Nigeria dans tous les domaines – tactique, physique, mental – l’équipe nationale de football d’Algérie est donc sortie par la petite porte de la CAN après avoir offert à ses fans quelques séquences encourageantes lors des tours précédents.
Reconnaissant en conférence de presse que son équipe n’avait « pas réussi à entrer dans le match », Vladimir Petkovic a probablement livré depuis sa prise de fonction, en février 2024, sa pire prestation de technicien.
Le Nigeria asphyxie l’Algérie
Si le Bosno-suisse a expliqué que son onze de départ avait été imaginé pour « contrôler le match », il est apparu assez rapidement que son plan initial était voué à l’échec tant les Supers Eagles ont écrasé les Fennecs en se procurant en première mi-temps une bonne demi-douzaine d’occasions par Ndidi (2’, 12’), Oshimen (8’) et Onyeka (9’), Lookman (23’), Bassey qui vit Ramy Bensebaïni sauver in extremis un ballon qui filait dans les filets (30’) ou encore Adams qui fila droit au but avant de frapper au dessus des bois de Luca Zidane (37’).
Après une première période particulièrement insipide, marquée par l’absence d’action tranchante, les camarades de Riyad Mahrez ont eu la chance de rentrer à la pause sans avoir encaissé de but.
Oshimen entre en scène
Au retour des vestiaires, le manque de réussite des protégés d’Eric Chelles fut tout de suite compensé par l’ouverture du score d’Oshimen qui parvint, sur un centre de Bruno, à échapper au marquage de la défense algérienne pour venir placer une tête piquée qui trompa Zidane (47’). 0-1.
Dix minutes plus tard, la seconde lame de la punition nigérianne viendra encore d’Oshimen qui récupéra une passe verticale, sur laquelle Aissa Mandi se loupa, pour servir Adams qui doubla tranquillement la mise (57’). 0-2.
Ces deux buts firent enfin réagir le sélectionneur algérien qui décida de faire entrer à l’heure de jeu Bounedjah, Hadj Moussa et Boulbina en remplacement de Zerrouki, Mahrez et Maza.
L’absence d’impact des changements de Petkovic
Ces changements eurent pour résultat de réveiller un peu les Champions d’Afrique 2019 sans pour autant leur permettre de se créer de véritables occasions.
Ainsi fallut-il attendre la 80ème minute pour voir Bounedjah frapper de loin, et au dessus (80’).
Dans le camp d’en face, les Nigérians auraient pu même corser l’addition si Adams avait été un peu plus adroit sur sa tête qui heurta le poteau de Zidane (82’).
En fin de rencontre, Bensebaïni s’essaya à un dernier tir qui fila hors cadre (84’).
En s’inclinant sans avoir rien démontré face à une adversité de taille, l’Algérie suscite beaucoup d’interrogations sur sa capacité à jouer dans la cour des grands en Afrique.
A quelques mois de la Coupe du monde aux Etats Unis, Vladimir Petkovic devra assurément faire des choix forts et mieux préparer ses troupes pour espérer faire bonne figure, et rassurer ses millions de supporters.
Nasser Mabrouk












































