Des universitaires ont rendu jeudi à Alger un hommage au dramaturge, Abdelkader Alloula (1939-1994) lors d’une soirée consacrée à l‘oeuvre théâtrale du metteur en scène algérien à l’occasion de la trente deuxième année de sa disparition.

La rencontre s’est tenue sous les auspices de la Radio algérienne, en présence de la fille du défunt, Rahab Alloula et de plusieurs personnalités du monde de la culture, sera diffusée samedi sous le titre :  « Alloula : Chevalier de la scène, Gardien du patrimoine ».

Agée de dix ans au moment du décès de son père,  Rahab Alloula a évoqué la figure paternelle qui se caractérisait, selon elle, par « la compréhension, l’encouragement et la générosité », ainsi que l’engagement « au service de l’Algérie à travers la pratique du quatrième art ».

Plusieurs intervenants ont aussi mis en exergue « les tendances humanitaires » du metteur en scène tout comme « sa grande capacité d’écoute et son dévouement à aider les autres ».

D’autres ont souligné la nécessité chez le natif de Ghazaouet de construire un théâtre « authentique dans son contenu et moderne dans ses formes », et « au service du peuple et de la société algérienne ».

Ils ont par ailleurs expliqué qu’Abdelkader Alloula avait passé son temps « à libérer la pensée de toutes les contraintes », et a travaillé « avec une perspective consciente, pragmatique et tournée vers l’avenir ».

Certains ont enfin rappelé que l’auteur dramatique parlait aussi du « théâtre de l’écoute », après avoir longtemps cherché à comprendre comment le public recevait le discours afin de parvenir à une méthodologie « où tout devrait être dit et transmis dans un langage simple et quotidien, et dans des phrases fortes et bien organisées ».

Amale Hoummati