
Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, M Yacine Oualid, a exposé jeudi à Nouakchott, lors des travaux de la 34e session de la Conférence des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour l’Afrique, l’expérience algérienne en matière de développement du secteur agricole.
Intervenant dans à table ronde consacrée au thème « Analyse prospective : moteurs et déterminants de la transformation des systèmes agricoles et alimentaires en Afrique », M Oualid a souligné le dynamisme du secteur agricole algérien, à travers « sa contribution croissante à l’économie nationale et la maîtrise de l’inflation alimentaire », et ses investissements structurels « dans les domaines de l’agriculture de précision, de l’irrigation au goutte-à-goutte et de l’expansion des surfaces agricoles », a-t-il précisé.
Il s’est également félicité des succès obtenus, notamment dans le secteur de l’électrification des investissements agricoles, qui a permis, selon lui, « une utilisation généralisée des technologies modernes et une productivité accrue », ainsi que le développement de l’agriculture désertique grâce « aux systèmes d’irrigation à pivot central et à l’énergie solaire ».
Il a ajouté que les progrès réalisés en matière de mécanisation agricole ont aussi contribué « à accroître la productivité et à réduire la dépendance à l’égard de la main-d’œuvre traditionnelle ».
Dans son discours, le ministre a également abordé les principaux défis pour le continent africain en matière de sécurité alimentaire, en raison « des taux persistants de malnutrition et du coût élevé des régimes alimentaires sains », a-t-il prévenu.
A cet égard, M Oualid a rappelé la nécessité d’une action collective « urgente » par le biais « d’une coordination des politiques, d’investissements accrus et de l’adoption de solutions innovantes et durables », a-t il martelé.
Il a conclu en estimant que le continent africain possédait « un potentiel considérable », tant en termes de ressources naturelles que de capital humain, faisant de la transformation de ses systèmes agricoles et alimentaires une opportunité « pour développer la sensibilisation à l’alimentation, assurer une répartition plus équitable des richesses et accélérer l’innovation technologique dans le secteur ».
Mansouria Fodeili













































