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Quatre jours après la première manche à Alger, qui s’est soldée par une victoire de l’Algérie face au Zimbabwe (3-1), les deux équipes nationales se retrouvent ce lundi après midi (14h algériennes) à Hararé pour le match retour comptant pour les éliminatoires du groupe H à la Can 2022. Pour les Fennecs, la donne est simple : réaliser un résultat positif – une victoire ou un nul -pour décrocher leur qualification pour le grand rendez vous camerounais.

Pour cette nouvelle confrontation avec le Zimbabwe, Djamel Belmadi peut compter sur un effectif totalement opérationnel après les incertitudes, liées aux blessures de certains éléments, qui avaient entouré la préparation de la rencontre au stade du 5 juillet.

Un retour de Benlamri et de Guedioura

Cette bonne nouvelle a ainsi incité le sélectionneur national à opérer plusieurs changements dans le onze de départ avec les incorporations de Djamel Benlamri, en défense centrale à la place de Mehdi Tahrat, et d’Adlène Guedioura, au milieu de terrain en remplacement de Mehdi Abeid, d’Andy Delort et de Said Benrahma pour respectivement Badhdad Bounedjah et Yacine Brahimi

Jeudi soir, à Alger, l’incorporation en fin de match de Benlamri et de Guedioura avait déjà donné quelques indications sur les contours probable du onze entrant d’Hararé. En revanche, les titularisations de Delort et de Benrahma peuvent surprendre mais Belmadi doit laisser souffler certains joueurs, donner du temps de jeu à d’autres tout en les testant dans des conditions de match difficile. Pour l’attaquant de Montpellier, il s’agira donc d’un bis repetita de la rencontre face au Bostwana où il figurait déjà en pointe.

En défense, le duo Mandi-Benlamri devrait offrir un peu plus de garanties à une charnière centrale qui a beaucoup souffert, à Alger, sur les longs ballons dans la surface de réparation et sur les coups de pied arrêtés des zimbabwéens. 

Dans l’entre-jeu, l’expérimenté Adlène Guedioura – qui a fêté ses 35 ans le 12 novembre – apportera quant à lui toute son vécu africain dans un match où les Verts seront sous pression face à une formation zimbabwéenne qui doit impérativement prendre des points depuis que la Zambie, victorieuse du Botswana (2-1) le 12 novembre, s’est relancée dans ce groupe H. 

La qualification en ligne de mire pour l’Algérie

Pour contrecarrer les intentions algériennes et consolider sa deuxième place qualificative au classement – en plus de cette volonté légitime de faire chuter le Champion d’Afrique qui demeure invaincu depuis 21 matchs – l’entraineur du Zimbabwe Zdravko Logarusic a décidé, de son coté, de débuter son match avec un dispositif tactique identique à celui mis en place à Alger en fin de match. Ce sera place à l’offensive avec un ligne d’attaque composée de David Moyo et de Tino Kadewere.

« Se qualifier le plus vite possible dans pour cette Coupe d’Afrique », tel est le leitmotiv réaffirmé par Djamel Belmadi au sortir du match du 5 Juillet.

Pour y parvenir, les camarades de Riyad Mahrez devront, outre l’adversité, composer avec deux éléments indissociables du contexte africain : une pelouse inadaptée au beau jeu et des conditions climatiques éprouvantes.

Sur le terrain cabossé du National Stadium Sports d’Hararé, les Algériens se présenteront à 15 heures locales sous des températures qui frôleront les 30 degrés Celsius et avec un taux d’humidité avoisinant les 40%. Nul doute que les organismes des Fennecs seront mis à rude épreuve et que la gestion des temps forts et des temps faibles aura son importance tout comme les remplacements que devra effectuer le coach national. 

Si l’enjeu de ce match n’est pas le même pour les deux sélections, l’Algérie pourrait se contenter d’un match nul pour asseoir définitivement sa qualification pour la Can 2022 au Cameroun.

Un succès aurait toutefois un peu plus de saveur avec la fin du signe indien de 31 années sans victoire sur le sol zimbabwéen et un statut d’équipe invaincue préservé.

Karim Ait Yahia