Le Délégué national aux grands risques au ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Abdelhamid Laafra, a déclaré mercredi à Oran que l’Algérie s’était engagée dans une « nouvelle approche proactive et préventive » pour faire face aux risques de catastrophes majeures.

Intervenant lors d’un colloque régional de présentation du rapport sur la gestion des risques liés aux catastrophes et aux changements climatiques en Algérie, M Laafra a indiqué que les pouvoirs publics se sont appuyés, dans leur stratégie de prévention des risques de catastrophes majeures « sur une approche nouvelle » basée sur certaines recommandations – contenues dans le rapport élaboré depuis trois ans avec la Banque mondiale -, telles que « l’adoption d’actions proactives et l’alerte précoce ».

Le Délégué a ensuite expliqué que la modernisation de l’arsenal juridique et réglementaire avait permis de comptabiliser désormais « 18 dangers » potentiels pour l’Algérie auxquels s’ajoutent « la menace cybernétique liée à la sécurité de l’information, les dangers acridien, biotechnologique et spatial », a -t-il précisé.

Et de compléter : « L’Algérie a pris de nombreuses mesures, ces dernières années, pour faire face aux catastrophes majeures, notamment par la révision périodique des lois et réglementations, dont le système anti-sismique, qui sera publié dans son nouveau réseau, avant le mois de juin prochain, outre la création d’un réseau national de laboratoires de recherche sur les risques des catastrophes majeures de la Direction générale de la recherche scientifique au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et autres instances spécialisées ».

Le haut fonctionnaire a également rappelé l’importance des investissements réalisés par Alger qu’il estime « à environ 32 milliards de dinars, en moyenne annuelle » sans compter « les centaines de morts et de blessés et les dégâts matériels et naturels ».

En guise de conclusion, M Laafra s’est félicité de la décision d’implanter dans la capitale le futur siège du Mécanisme africain de lutte contre les risques des catastrophes majeures dont le système et le statut ont été examinés au mois de janvier dernier à Addis-Abeba (Ethiopie).

Amale Hoummati