
La sélection algérienne de football s’est qualifiée dimanche soir pour les huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025 en battant le Burkina Faso (1-0), au stade Moulay El Hassan de Rabat (18h30), pour le compte de la deuxième journée dans le groupe E.
Il faut remonter à 2019, et la CAN en Egypte, pour trouver trace d’une qualification de l’Algérie aussi précoce après deux matchs de compétition.
Le match référence de Petkovic
Sur la pelouse du stade Moulay El Hassan de Rabat, ce n’est pas seulement le bilan comptable satisfaisant que les Fennecs ont validé mais un état d’esprit retrouvé qui avait fait la force des Champions d’Afrique 2019.
Cette victoire des Algériens est aussi celle de son entraineur, Vladimir Petkovic qui a signé dans la capitale du royaume chérifien son match de référence, en matière technico-tactique et sur le choix des hommes, depuis sa nomination sur le banc d’El Khadra, en février 2024.
Le technicien Bosno-suisse a ainsi su rapidement réadapter à son système tactique en 5-3-2 – ou 3-5-2 selon les avis personnels – en 4-3-3 avec la sortie prématurée sur blessure de Jaouen Hadjam, remplacé par Baghdad Bounedjah (13’).
Riyad Mahrez délivre l’Algérie
Malgré ce fait de jeu, les camarades de Riyad Mahrez sont restés dans leur match en affichant une remarquable solidarité collective qui leur a permis de mener au score après 23 minutes, suite à un penalty obtenu par Rayan Aït Nouri que le capitaine algérien transformera d’un beau contre-pied, puis de bien contrôler leurs adversaires, à l’image d’un Ramy Bensebaini venu contrer au dernier moment l’intenable Bertrand Traoré (25’).
Avant la pause, le destin de la rencontre aurait pu basculer d’un coté comme de l’autre si la tête de Pierre Kaboré n’avait pas heurté le poteau de Luca Zidane (43’) ou si Mohamed Amoura, suite à un contre rondement mené par Mahrez, avait fait preuve d’un peu plus de conviction sur sa frappe (45+5’).
En seconde période, les Burkinabè tenteront de revenir à la marque en mettant la pression sur l’arrière-garde algérienne. Georgi Minoungou s’essaiera à une frappe à ras de terre qui passera de peu à coté (62’).
Maza, homme du match
Coté algériens, Ibrahim Maza – élu homme du match – partira seul en contre mais ne pu cadrer son tir (67’). Puis, le joueur de Leverkusen réussit à se dépêtrer, au prix d’un superbe geste technique, du marquage des défenseurs avant de voir sa tentative échouer dans les bras de Koffi (69’).
Les Verts continueront de vouloir sécuriser leur résultat sur une tête d’Hicham Boudaoui, bien servi par Rafik Belghali, qui passa de peu à cotcé du cadre du Burkina (75’) ou sur une frappe d’Aït Nouri qui ne trompa pas la vigilance du portier burkinabè.
Dans le camp adverse, les tirs de Minoungou (80’), de Tapsoba (90+1’) ou la tête de Cyriaque Irié feront passer des sueurs froides parmi les supporters algériens (90+3’) avant que l’arbitre ghanéen M Laryea ne siffle la fin de la partie.
En remportant son deuxième match d’affilée, l’Algérie s’offre une qualification pour le prochain tour, et la possibilité pour son sélectionneur de faire tourner mercredi face à une Guinée équatoriale d’ores et déjà éliminée.
Nasser Mabrouk












































