
Le directeur général de l’Institut national de santé publique (INSP), le professeur Abdelrazak Bouamra, a déclaré à Alger, que l’usage rationnel des antibiotiques était « une priorité nationale dans le cadre de la sécurité sanitaire en Algérie ».
Le DG de l’INSP qui s’exprimait lors d’une formation sur L’utilisation rationnelle des antibiotiques – et destiné aux médecins généralistes, aux chirurgiens et aux médecins réanimateurs de divers établissements de santé -, a rappelé que cette question représente « une priorité nationale parmi les priorités de la sécurité sanitaire en Algérie » afin de préserver « la santé des citoyens » et d’assurer « l’avenir des générations ».
Il a ensuite souligné que les études menées par son institut avaient prouvé « l’urgence de renforcer la formation et la sensibilisation dans ce domaine ».
M Bouamra a par ailleurs soutenu que son établissement continuera « de surveiller la consommation nationale d’antibiotiques » par le biais d’enquêtes périodiques, tout en fournissant « des recommandations scientifiques aux autorités et aux professionnels de la santé » afin d’assurer « l’utilisation optimale de ces médicaments essentiels », a-t-il précisé.
Professeure et cheffe du service des maladies infectieuses de l’hôpital spécialisé Hadi Felissi de Bab El Oued (Alger), Mme Nassima Achour a quant à elle confirmé l’« augmentation significative de la résistance aux antibiotiques », avant d’expliquer que ce phénomène procédait « du mauvais usage de ces molécules pharmaceutiques ».
En complément de réponse, le Docteur Atif Mohamed Lamine, épidémiologiste au CHU de Douira, a appelé les citoyens « à éviter l’usage individuel d’antibiotiques sans consulter un médecin » car, selon lui, l’usage excessif de ces médicaments entraîne « une résistance de l’organisme à ces derniers », a-t-il conclu.
Amale Hoummati












































