Le Centre de recherche sur les technologies des semi-conducteurs pour l’énergie (CRTSCE) a mis au point un système innovant de conservation du safran, qu’il entend adapter prochainement à d’autres cultures agricoles, a indiqué dans un communiqué l’établissement scientifique. 

Ce système, dont le prototype est achevé, est utilisé lors de la conservation des bulbes du safran afin d’éviter « des pertes liées à une germination prématurée et à la détérioration du matériel végétal », précise le Centre de recherche qui ajoute que cela permettra « de préserver le matériel végétal et d’améliorer simultanément la qualité du produit final ».

« Le prototype combine une chambre de refroidissement à température contrôlée, qui permet de maintenir les bulbes de safran à une température comprise entre 5 et 8 degrés Celsius, avec des niveaux d’humidité contrôlés, et un système de déshumidification conçu pour sécher les filaments de safran dans des conditions adaptées à la préservation de leurs propriétés », poursuivent les chercheuses , Mona Husseini et Miftah Tablawi.

Connaissant un essor en Algérie, ces dernières années, la culture du safran s’inscrit ainsi dans le cadre d’une action soutenue par une stratégie nationale intégrée lancée en 2025 pour valoriser cet « or rouge ». 

« Les bulbes conservés dans ces conditions restent intacts, sans germination, même après six à neuf mois de stockage », se félicite Mme Siham Tallah, responsable de la Stratégie nationale du safran.

Directrice de la programmation de la recherche à la Direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique du ministère, Mme Fatima Saher Halwana rappelle, de son coté, que le stockage constitue « un levier crucial pour atteindre l’objectif d’exportation ».

« Ce système peut être adapté à la conservation d’autres types de plantes bulbeuses ou d’autres cultures, notamment l’ail, les oignons et les pommes de terre », anticipe en conclusion la scientifique.

Amale Hoummati