
Le Festival du film franco-arabe (FFFA) de Noisy le Sec fera la part belle, du 18 novembre au 1 décembre 2022, au cinéma algérien avec notamment la programmation en avant-première – en partenariat avec le Panorama des cinémas du Maghreb et du Moyen-orient – de La dernière reine du duo de réalisateurs Adila Bendimerad et Damien Ounouri.
Pour cette 11ème édition du FFFA, le 7ème art algérien sera encore à l’honneur du coté de l’emblématique cinéma Le Trianon ainsi qu’hors les murs avec des délocalisations de séances dans le 93, à l’Institut du monde arabe et au Centre Georges Pompidou à Paris.
Ainsi parmi les 28 films diffusés – 26 fictions et 2 documentaires – dont 3 inédits et 17 avant-premières, figure La dernière reine (El Akhira), le premier long métrage des réalisateurs Adila Bendimerad et Damien Ounouri. Primé à la Mostra de Venise de la mention spéciale – dans la catégorie Journée des auteurs – l’opus, qui sortira en salle le 19 avril 2023, raconte la vie de Zaphira, la femme du roi d’Alger qui sera convoitée par le corsaire Aroudj Barberousse en même temps que le royaume qu’il souhaitait soustraire à la mainmise espagnole.
Durant les deux semaines de l’événement, le public pourra également découvrir – entre autres – l’Algérie d’aujourd’hui de la cinéaste césarisée Mounia Meddour avec la talentueuse Lyna Khoudri qui campe le rôle de Houria, Le Gang des bois de l’insaisissable Rabah Ameur-Zaimeche ou encore Les Harkis du réalisateur français Philippe Faucon.
Les nostalgiques des années 80 auront aussi droit à une belle piqure de rappel avec l’inscription au programme du Thé au harem d’archimède (1985) – Costa Gavras en sera le conseiller technique sur le plateau – qui signera les débuts dans le monde du cinéma du grand réalisateur franco-algérien Mehdi Charef qui sera présent le 27 novembre à Bagnolet.
En cette année du 60ème anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, l’équipe éditoriale a eu la bonne idée de faire un retour sur le passé en programmant deux films historiques. Le premier, Les oliviers de la justice (1962), a été réalisé par l’Américain James Blue qui porte un regard extérieur sur la fin de la longue parenthèse coloniale française. Le second étant l’incontournable Bataille d’Alger (1966) de l’Italien Gilles Pontecorvo qui remportera le Lion d’or à la Mostra de Venise et une récompense au BAFTA britannique de 1972.
Pour aller plus loin dans l’analyse de ce moment de l’histoire commune entre la France et l’Algérie, les organisateurs ont prévu, à l’issue des projections, deux discussions avec l’écrivain Pierre Gras et l’historien des colonies françaises et des processus de décolonisation, Alain Ruscio.
A noter que dans le cadre des festivités, outre la compétition de courts-métrages, plusieurs événements tels que des expositions – dont une consacrée à la peintre Baya -, une master class du compositeur tunisien Amine Bouhafa, un concert des élèves du conservatoire de Romainville, de la danse, des ateliers liés à la transmission orale et écrite ainsi que de la gastronomie du monde arabe sont inscrits au riche programme du FFFA.
Amale Hoummati
Programme complet => https://bit.ly/3TRheix












































