
Le président de la république de Turquie, M Recep Tayyip Erdogan, en visite mardi à Alger, a animé en compagnie de son homologue algérien, M Abdelmadjid Tebboune, une conférence de presse au cours de laquelle les deux dirigeants ont souligné leur volonté d’asseoir le Conseil de coopération de haut niveau qui représente un caractère « stratégique » entre les deux pays.
C’est au terme de la cérémonie de signature de plusieurs accords et mémorandums d’entente entre les deux partenaires que le chef de l’Etat algérien a qualifié la visite du président turc en Algérie « d’échéance importante » dans les relations entre les deux pays.
Il a ensuite souligné que les entretiens entre les deux parties avaient permis d’« évoquer les relations bilatérales en général et les réalisations concrétisées », depuis la tenue de la première session du conseil de coopération de haut niveau algéro-turc, devenu aujourd’hui « un Conseil de coopération stratégique ».
« Les relations algéro-turques sont solides avec des perspectives ouvertes à davantage de coopération eu égard à la volonté politique sincère en Algérie et en Turquie » s’est-il félicité avant d’ajouter que les échanges commerciaux ont « notablement évolué » ces dernières années avec des prévisions « dépassant les 6 mds USD en 2023 ».
De son coté, M Erdogan a estimé que le Conseil de coopération de haut niveau algéro-turc reflétait « l’état actuel de la coopération entre les deux pays, le niveau de leurs relations et leur vision stratégique ».
Il a également réaffirmé la volonté d’Ankara de prendre des mesures supplémentaires « dans les différents volets de nos relations bilatérales du commerce à l’énergie et de l’environnement à la culture », a-t-il promis.
En ce qui concerne le volume des échanges commerciaux entre les deux pays, le dirigeant turc a indiqué que des démarches étaient à l’étude « pour atteindre 10 milliards de dollars à l’avenir ».
Concluant son allocution sur la question des tensions au Proche-Orient, le chef de l’Etat turc a martelé qu’il n’y aura pas de paix et de stabilité durables dans la région « sans une solution politique juste à la question palestinienne » avec la création d’un Etat palestinien « sur les frontières de 1967 et El-Qods comme capitale ».
Mansouria Fodeili













































