La procureure de la République de Nice, Maud Marty a requis lundi, à l’encontre du joueur algérien, Youcef Atal, une peine de 10 mois de prison avec sursis et de 45 000 euros d’amende pour « incitation à la haine » dans l’affaire de sa story Instagram relayant les propos d’un imam palestinien suite à l’agression israélienne contre la bande de Gaza.

Représentante du parquet, Mme Marty a justifié, lors de sa plaidoirie, les peines requises à l’endroit de Youcef Atal en estimant que « les mots ont un poids, une conséquence ».

Arrivé au Palais de justice en début d’après midi, le latéral droit de l’équipe d’Algérie était jugé pour provocation à la haine raciale pour avoir repris sur son compte Instagram une video d’un prédicateur palestinien qui demandait à Dieu de déverser « un jour noir sur les Juifs ».

Pour sa défense, l’international algérien a expliqué avoir partagé le contenu sans l’avoir visionné « jusqu’à la fin », et en étant persuadé « qu’il s’agissait d’un message de paix ».

Avocat du joueur, Maître Antoine Vey, a de son coté soutenu que le Fennec avait republié la vidéo « sans commentaire à destination d’un public arabophone », avant de rappeler que les faits « ne se sont pas produits à Nice, ni sur le sol français ».

Le 16 octobre dernier, le parquet de Nice avait ouvert une enquête préliminaire visant le Niçois  pour « apologie du terrorisme » et « incitation publique à la haine ou à la violence en raison d’une religion particulière ».

Le natif de Boghni avait été placé en garde à vue fin novembre alors que la qualification « d’apologie de terrorisme » a été abandonnée par la justice.

Coté terrain, le Fennec avait été écarté par son club de Nice et suspendu pour sept matchs par la Ligue professionnelle de football (LFP).

Youcef Atal, qui s’est excusé pour sa bévue, devrait connaitre son verdict en janvier prochain.