Plusieurs banques, publiques et privées, opérant dans le domaine de la finance islamique proposent des prêts bancaires – pouvant atteindre 90% du prix du véhicule – pour financer l’achat de voitures fabriquées en Algérie.

C’est le chef du département Finance islamique du Crédit populaire d’Algérie (CPA), Sofiane Mazari qui, dans une déclaration à l’APS, a indiqué que sa banque proposait, avec la formule Mourabaha, un financement pour l’acquisition de voitures qui peut atteindre, selon lui, « jusqu’à 80% du prix de la voiture ».

Il a poursuivi en soulignant que « seules les voitures fabriquées localement » étaient concernées par ces crédits avant de faire savoir que son établissement s’orientait vers l’acquisition d’un stock de véhicules « pour les revendre aux clients ».

« Les banques actives dans la finance islamique en Algérie, au nombre de 12, sont prêtes à accompagner les clients pour l’achat de voitures », a affirmé le président du comité finance islamique à l’Association des banques et institutions financières (ABEF).  

Et d’ajouter : « la demande sera élevée et le besoin de financement sera important, en raison de la hausse des prix des voitures ».

Directrice de la finance islamique de la Cnep-banque, Yamina Belhassani a de son coté expliqué que pour acheter une voiture – financée à hauteur de 85% du coût du véhicule -, l’acheteur devra être âgé « entre 21 et 70 ans », et justifier d’un revenu mensuel « d’au moins 40000 DA ».

Face aux perspectives florissantes du secteur, les acteurs prévoient ainsi « une pression », en raison de la forte commande anticipée, et de la mise en place progressive d’usines d’assemblages destinées à répondre « à toutes les demandes », précisent-ils.

Pour rappel, le groupe Stellantis a inauguré, le 11 décembre dernier à Tafraoui (Oran), son usine de marque Fiat dont la capacité de production est estimée à 90.000 véhicules par an, à horizon 2028.

Mansouria Fodeili