Le recensement général de l’agriculture (RGA) débute ce dimanche avec en ligne de mire la question de la sécurité alimentaire du pays. 

Cette troisième opération, après celles de 1973 et de 2001, s’achèvera le 17 juillet prochain et servira de base de données référentielle à divers secteurs et aux programmes publics de développement ainsi que matière à la communauté scientifique. 

Dans un entretien accordé à l’APS, le directeur des statistiques, de la numérisation et de la prospective au ministère de l’Agriculture et du Développement rural, M’hamed Tifouri, a indiqué que ce recensement vise « à capter une image actualisée de la structure agraire et à intégrer dans le système statistique agricole national tout le nouveau patrimoine et les mutations survenues dans le secteur ».

Il a poursuivi en précisant que cette nouvelle mouture se distinguait des précédentes par « la création d’un comité technique opérationnel chargé d’arrêter l’ensemble des propositions à formuler au comité national relatifs aux aspects techniques et opérationnels inhérents à l’opération ».

Il a également souligné la présence, pour la première fois, « de l’Agence spatiale Algérienne (ASAL) et du comité national du Haut-commissariat à la numérisation ».

S’agissant du questionnaire soumis aux personnes sondées, M. Tifouri a fait savoir qu’il est basé sur certains critères tels que « l’utilisation des intrants, la mécanisation ou encore les ressources en eau ».

A noter que le RGA – dont la cartographie comprend des zones d’intervention englobant 220 à 250 exploitations – sera assuré par 29 superviseurs nationaux, ayant la charge de deux wilayas chacun, plus 120 superviseurs de wilayas, 6000 agents recenseurs et 1200 contrôleurs du travail des agents recenseurs.

Amelle Hoummati