
Le président de l’Assemblée nationale populaire (ANP), M Ibrahim Bougali, a déclaré mercredi que le texte criminalisant le colonialisme français en Algérie constituait une étape importante « dans le processus de préservation de la mémoire contre toute tentative d’effacement ou de falsification ».
A l’issue de la séance publique que l’Assemblée nationale populaire a consacrée au vote de cinq projets de loi, dont la proposition visant à criminaliser le colonialisme français en Algérie, M. Bougali a rappelé l’importance particulière du texte en raison « de sa symbolique nationale et de ses dimensions politiques, juridiques, historiques et morales ».
Il a ensuite souligné que le but de cette proposition n’était pas d’évoquer le passé « dans un esprit de vengeance », ni de rouvrir « de vieilles blessures », mais plutôt de révéler « la vérité historique et de préserver la mémoire nationale de toute tentative d’effacement ou de falsification ».
Il a ajouté que la criminalisation du colonialisme était « l’expression d’une volonté populaire », et une position qui affirme « l’engagement de l’État algérien envers son droit légitime de défendre son histoire et sa mémoire, ainsi que sa fidélité aux sacrifices de millions de martyrs » qui, par leur sang pur, ont créé « l’Algérie d’aujourd’hui où nous jouissons de la liberté et de l’indépendance », a-t-il expliqué.
Cette proposition affirme aussi « le rejet par l’Algérie de toute tentative de justifier les crimes coloniaux, d’en minimiser l’atrocité ou de se soustraire à sa responsabilité juridique », a conclu le président de l’ANP.
Mansouria Fodeili












































