Le ministre de la Justice et Gardien des Sceaux, M Lotfi Boudjemaa, accompagné du secrétaire général du Haut-Commissariat pour l’Amazighité (HCA), Si El Hachemi Assad, a supervisé samedi dans la wilaya de Tipaza – à l’occasion de la Journée internationale de la langue maternelle (le 21 février) – une journée d’étude intitulée « La langue amazighe dans le système judiciaire national : vers la consolidation de l’amazighité dans la pratique judiciaire et professionnelle ».

Dans un discours prononcé à l’École supérieure de magistrats de Koléa, le ministre a indiqué que son ministère envisageait « la création d’une académie nationale de terminologie juridique et judiciaire en langue amazighe dans toutes ses variations linguistiques », afin d’incarner « l’engagement de l’Algérie à promouvoir la langue amazighe et à renforcer sa place dans les différentes institutions de la République ».

Il a poursuivi en expliquant que ces écoles permettront « le développement d’une vision intégrée » en assurant « l’efficacité de l’équipement public », et en favorisant « un climat de justice parmi les citoyens et leur confiance dans les institutions de l’État ».

De son coté, M Assad a estimé que l’intégration de la langue amazighe au sein du système judiciaire était « une question de souveraineté » qui s’inscrit dans le cadre d’un projet stratégique national visant « à renforcer l’état de droit et à consolider les principes d’égalité de citoyenneté dans le cadre de l’unité nationale et de la diversité culturelle ».

A cet effet, le secrétaire générale du HCA a souligné l’importance de renforcer la coordination entre son organisme, les institutions du ministère de la Justice et les organisations professionnelles concernées afin de « préparer un plan d’action qui définisse les objectifs et les mécanismes de suivi », et d’unifier la terminologie juridique pour « l’élaboration d’un dictionnaire de référence juridique amazigh unifié », a-t-il préconisé en guise de conclusion.

Amale Hoummati