Abdelmadjid Tebboune souligne un début redressement économique de l'Algérie

Le Président de la république, M Abdelmadjid Tebboune  a affirmé samedi à Alger que l’économie nationale amorçait un redressement avec avec des indicateurs qui sont « aujourd’hui au vert ». 

Présent à l’ouverture des travaux de la rencontre Gouvernement-Walis, le chef de l’Etat a indiqué que les mesures prises par l’exécutif algérien  – en matière de lutte contre l’inflation et d’appréciation du dinar – avaient permis « une amélioration de la situation de l’Algérie aux plans régional, continental et international ». 

Malgré ce satisfecit, le Président de la république a toutefois reconnu que le chemin était encore long « pour remédier à la catastrophe économique vécue par le passé », et qui, selon lui, a été accentuée par la planche à billet « qui a exacerbé l’inflation ».

« Même si l’économie se redresse, l’Algérie n’a pas encore atteint sa finalité, à savoir le développement de notre produit intérieur de manière à pouvoir adhérer aux BRICS. Nous nous préparons dans ce sens », a-t-il ajouté.

Le locataire d’ El Mouradia a aussi mentionné la loi sur l’investissement – à l’échelle locale et nationale – qui vise à encourager l’entrepreneuriat des jeunes à travers, dit-il, « la levée des obstacles à caractère administratif ou foncier sur les projets ».

Pour étayer son propos, il a fait savoir que « 850 projets ont bénéficié d’une levée du gel des usines activant dans différents secteurs », en trois mois, dont celui qui permettra à l’Algérie « de produire ses huiles localement dans 6 ou 7 mois ». 

Il a en outre évoqué d’autres dossiers « en cours d’étude », et notamment des unités de production « de sucre issu de la betterave sucrière ou de lait en poudre ». 

Le Premier magistrat estime ainsi que ces projets créeront « une dynamique économique et des emplois » tout en garantissant « le transfert technologique » dont l’Algérie a besoin .

Sensible au développement des startups, le chef de l’Etat a souligné que leur nombre s’élevait « à 4970 », avant d’expliquer que les dispositifs favorisant leur multiplication devaient inciter « les jeunes à innover ».  

En ce qui concerne la problématique du foncier industriel, le Président de la république a sommé les walis de retirer le foncier « aux investisseurs n’ayant pas concrétisé leurs projets ». 

Puis, il a appelé « à l’activation » des mesures contenues dans la loi sur l’investissement, « avant la fin de l’année en cours », afin , espère-t-il, de mettre en service les « 4.922 hectares de foncier industriel inexploités » qui pâtissent, regrette-t-il, « d’un manque d’aménagement et d’entretien ».

Pour solutionner ce casse-tête, le Président Tebboune a suggéré de confier cette tâche à des coopératives « regroupant les investisseurs privés », a-t-il conclu. 

Mansouria Fodeili