Les députés de l’Assemblée populaire nationale (APN) ont adopté lundi à la majorité une loi de finances complémentaires (LFC) 2022 qui tient compte de la conjoncture économique mondiale. 

Présent lors du vote des députés, le ministre des Finances, Brahim Djamel Kassali a estimé que la LFC 2022 a permis de rectifier les « conséquences négatives de la conjoncture économique mondiale » grâce, selon lui à « plusieurs mesures liées à la protection des activités productives, à la rationalisation des dépenses publiques et au financement intérieur de l’économie ».

« En 2022, le gouvernement s’est fixé pour objectif de renforcer les mesures décidées par les pouvoirs publics en vue de soutenir et de diversifier l’activité économique, réduire la dépendance aux hydrocarbures, rééquilibrer les comptes publics à moyen terme et préserver l’aide de l’Etat aux catégories vulnérables », a-t-il poursuivi avant d’égrener les principales dispositions : « Il s’agit principalement de l’augmentation des salaires et de l’allocation chômage dont les critères ont été modifiées, ainsi que le renforcement des programmes d’investissement public au profit de certaines wilayas en sus de la réalisation de structures sanitaires ».

Coté finances, le ministre a indiqué que les recettes budgétaires devraient augmenter de 23,2%, en 2022, « pour atteindre les 7.000,8 milliards de DA, y compris la fiscalité pétrolière qui passera à 3.211 milliards de DA » tandis que les dépenses s’élèveront «  à 11.610 milliards DA », soit une augmentation « de 1.752 milliards DA par rapport à la loi de finances de l’exercice 2022 », a-t-il précisé.

« La Commission a recommandé de consentir davantage d’efforts en matière de réforme du système bancaire en vue de se mettre au diapason des développements survenus au niveau international, et de poursuivre la relance des mesures visant à contrôler le commerce extérieur, promouvoir les exportations hors hydrocarbures, contrôler les importations et encourager la consommation du produit national », a souligné de son coté le président de la Commission des finances et du budget de l’APN, Lakhdar Salmi.

Et d’ajouter en guise de conclusion : « Il s’agit, en outre, de la régulation du marché national, de la rigueur dans les mécanismes de lutte contre toutes formes de fraude et de spéculation, et contre l’évasion fiscale, et de la réduction des dépenses fiscales qui ne font pas l’objet d’études de faisabilité socioéconomique ».

Mansouria Fodeili