Les perspectives à court terme de l’économie algérienne sont « globalement favorables », a indiqué mardi à Alger, le Chef de la mission du Fonds monétaire international (FMI) en Algérie, M Chris Geiregat.

Le responsable du FMI s’exprimait lors d’une conférence de presse, tenue à l’issue des consultations annuelles menées par l’institution financière internationale en Algérie, au titre de l’article 4 des statuts du Fonds. 

Dans son allocution, M. Geiregat a précisé que pour 2023, le solde des transactions courantes de la balance des paiements devrait enregistrer « un excédent pour la 2ème année consécutive », et ce en dépit de la baisse des prix des hydrocarbures. 

Il a poursuivi en expliquant que les réserves en dollars, qui sont à un niveau « confortable », correspondent « à 14 mois d’importations à fin octobre ».

Fort de constat, le Chef de mission a affirmé que les attentes, à court terme, sont « globalement favorables » avant de souligner que la croissance devrait « rester robuste en 2024 » tandis que l’inflation « devrait se modérer », anticipe-t-il.

En ce qui concerne les perspectives économiques du pays, l’expert international estime qu’elles pourraient s’améliorer « grâce à la poursuite des réformes visant à diversifier l’économie » et qui permettraient d’établir une croissance « plus forte et soutenable et de stimuler la création d’emplois ».

Les nouvelles mesures nécessiteraient ainsi « une mise en œuvre continue du Plan d’action du gouvernement, une hausse de l’investissement privé, une amélioration du climat général des affaires, un plus grand développement des marchés financiers domestiques et la recherche de nouvelles opportunités pour les exportations hors hydrocarbures, dans la continuité de l’action menée par les autorités », a-t-il détaillé.

« La mission salue les progrès continus enregistrés en matière de réforme des finances publiques, tels que l’introduction du budget programme et la mise en place de contrats de performance pour les gestionnaires, qui devraient améliorer la transparence et la redevabilité en matière d’exécution budgétaire, et l’adoption de la nouvelle loi monétaire et bancaire qui vise à stimuler l’innovation et l’inclusion financières (comme la création des institutions bancaires numériques ou islamiques), à moderniser les outils à la disposition de la banque centrale en matière de supervision financière et de gestion des crises, et à réformer l’organisation de la banque centrale et les opérations de politique monétaire », s’est-il félicité en guise de conclusion.

Mansouria Fodeili