Le Premier ministre, M Nadir Larbaoui a présidé lundi à Alger la cérémonie de signature, entre le gouvernement algérien et la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), de la convention portant organisation de la Foire commerciale intra-africaine (IATF), prévue en septembre 2025.

L’événement s’est déroulée au Centre international de conférences (CIC) Abdelatif-Rahal, en présence de membres du Gouvernement, du conseiller du président de la République chargé du commerce, de l’approvisionnement, du contrôle et de l’import-export, M. Kamel Rezig, de membres du corps diplomatique accrédité en Algérie et de l’ancien président nigérian, président du Conseil consultatif de l’IATF, M. Olusegun Obasanjo.

Signée par le ministre du Commerce et de la Promotion des exportations, M. Tayeb Zitouni, pour la partie algérienne, par Mme Kanayo Awani, pour l’Afreximbank, par le représentant du secrétaire général du Secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), M. Chawki Jebali, et par le Commissaire au commerce et à l’industrie de la Commission de l’Union africaine (UA), M. Chiza Charles Chiumya.

Prenant le premier la parole, M. Zitouni, a affirmé que l’organisation de la 4e édition de l’IATF visait « à renforcer l’intégration africaine et à promouvoir la coopération économique entre les pays du continent » en vue d’asseoir une base économique forte « pour réaliser le développement durable et le bien-être des peuples d’Afrique ».

Estimant que le plus grand pays d’Afrique disposait « de toutes les infrastructures et tous les moyens logistiques et organisationnels », pour réussir ce grand rendez vous continental, le ministre du Commerce a annoncé que l’Algérie serait « la destination économique de l’Afrique en 2025 ».

Pour ce faire, il a rappelé l’élargissement du réseau de transport – avec la Route de l’unité africaine entre Alger et Lagos !Nigeria) et celle de Tindouf-Zouerate (Mauritanie) – qui lui vaut d’être classée en seconde position en terme de réseau routier avec un « seuil de 128 000 km », a-t-il précisé. 

Des infrastructures qui permettront, selon lui, « de relier les ports algériens à la profondeur africaine », et notamment après l’entrée en vigueur de la ZLECLAF (Zone de libre-échange continentale).

« Cette réalisation à laquelle aspirent les dirigeants des pays africains se concrétisera inévitablement par l’intensification des activités économiques entre les pays du continent », a-t-il ajouté.

De son côté, M. Obasanjo a insisté sur « la responsabilité collective » des partenaires africains « pour atteindre l’excellence, concrétiser l’innovation et développer l’investissement intra-africain ». 

La vice-présidente exécutive de lAfreximbank a quant à elle souligné que l’Afrique ne devait « compter que sur elle-même » au moment où le protectionnisme « a le vent en poupe à l’échelle mondiale », a-t-elle conclu.

Mansouria Fodeili