Le ministre de la Santé, M Mohamed Seddik Ait Messaoudane, a réaffirmé vendredi à Alger l’engagement de l’Algérie à mettre son expérience dans l’industrie pharmaceutique au service des pays africains.

C’est à l’occasion de l’adoption de la « Déclaration d’Alger », dans le cadre de la Conférence ministérielle africaine sur la production locale de médicaments et de technologies de la santé, que le ministre a indqué que l’Algérie était disposée à mettre « son expérience dans le domaine de la fabrication pharmaceutique au service de ses frères africains », afin de contribuer « à la construction d’une coopération continentale, au renforcement de la sécurité sanitaire et au soutien du développement durable sur le continent ».

Il a ensuite a estimé que le continent africain était confronté à une « responsabilité historique » en matière de sécurité sanitaire. Puis, il a suggéré de transformer la Déclaration d’Alger « d’un document politique en un programme d’action réaliste et en des réalisations tangibles que chaque citoyen africain puisse ressentir ».

M. Ait Messaoudane a également insisté sur la nécessité d’adopter « des approches législatives unifiées » qui contribueront, selon lui, « à réduire la fragmentation juridique et réglementaire » tout en permettant aux fabricants « de travailler dans un environnement clair et transparent ».

Le ministre de la Santé a conclu en se félicitant de l’engagement des pays présents à Alger à élaborer « une plateforme continentale commune pour la centralisation des commandes de matières premières », et à renforcer « la coopération industrielle » entre pays africains afin de favoriser l’intégration souhaitée « grâce à une répartition des rôles en fonction des capacités technologiques et humaines de chaque pays ».

Amale Hoummati