Le ministre de la Communication, M Zouhir Bouamama, a annoncé, jeudi à Alger, sa volonté de développer les espaces médiatiques nationaux pour « préserver les intérêts de l’Algérie » victime, selon lui, « de campagnes de désinformation et de falsification des faits ».

Interrogé par l’Assemblée nationale populaire, le ministre a expliqué que « face à la révolution numérique », il était devenu impératif de renforcer et d’améliorer les espaces médiatiques pour « préserver le tissu social national et les intérêts du pays et contrer les campagnes de désinformation et de falsification des médias menées par certains partis ».

Pour ce faire, il a jugé nécessaire de préparer une stratégie fondée « sur une approche globale » afin de créer « un environnement propice » permettant aux citoyens d’accéder « à des informations fiables en temps opportun » tout en luttant « contrer ceux que le retour en force de l’Algérie comme pays pivot dans la région dérange », précise-t-il.

M Bouamama a aussi rappelé le projet du président de la République, M Abdelmadjid Tebboune qui vise à créer « une cité des médias » s’inscrivant « dans cette démarche ».

Concernant les contenus incriminés – principalement sur les réseaux sociaux – le ministre de la Communication a estimé que l’activité des influenceurs ne relevait pas « du cadre des activités médiatiques organisées » bien que la plupart d’entre eux se soient « ralliés aux efforts de l’État pour améliorer la qualité des contenus qu’ils diffusent », se félicite-t-il.

Il a conclu en indiquant que son ministère travaillait « à finaliser les décrets exécutifs » afin de prendre toutes les mesures connexes « sur les licences de production audiovisuelle et de tournage ».

Amale Hoummati