Le ministre de l’Irrigation, M Lounas Bouzegza, a annoncé aujourd’hui à Tlemcen que 44 milliards de dinars seront alloués en 2027, dans les différentes provinces du pays, au renouvellement des réseaux d’eau potable.

En marge du lancement de la première phase de trois projets stratégiques de raccordement à distance des usines de dessalement d’eau de mer des wilayas de Tlemcen, Mostaganem et Chlef, le ministre a indiqué  qu’un important programme sera lancé « pour rénover progressivement les anciens réseaux », notamment dans les vieux quartiers, « afin d’éliminer les fuites et les raccordements aléatoires, ainsi que de remédier à tous les déséquilibres constatés », a-t il précisé. 

Il a poursuivi en expliquant que « 15 États ont bénéficié du processus de rénovation des réseaux d’eau potable », et qu’il était nécessaire de développer les ressources humaines « pour suivre le rythme des évolutions du secteur de l’irrigation », notamment en matière « de gestion intelligente des équipements et de télécommande », afin que la gestion réponde « aux attentes des citoyens ».

Concernant l’augmentation des capacités de stockage d’eau, M Bouzezga a souligné l’existence « de plusieurs projets de barrages », ainsi que l’enregistrement « de 30 nouvelles études » en vue de leur achèvement. Il a aussi rappelé que le pays comptait « 83 barrages d’une capacité annuelle estimée à 8,6 milliards de mètres cubes ».

A propos des eaux usées traitées, le ministre de l’Irrigation a affirmé que l’Algérie disposait « de 237 stations sur l’ensemble du territoire », soit une capacité de production « de 1,12 milliard de mètres cubes d’eau traitée », qui seront principalement destinées à répondre « aux besoins des secteurs agricole et industriel ».

Il a conclu en annonçant  que 76 autres installations similaires étaient « actuellement en construction », conformément aux normes approuvées en matière de protection de l’environnement.

Mansouria Fodeili