La ministre de la Culture et des Arts, Mme Soraya Mouloudji, a présenté lundi devant la Commission de la culture, de l’information, de la jeunesse e du tourisme du Conseil de la nation, le texte de loi relatif à l’industrie cinématographique et adopté le 4 mars dernier par l’Assemblée populaire nationale (APN).

« Ce texte s’inscrit dans le cadre des directives du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune émises lors du Conseil des ministres du 23 février 2020 à l’effet de procéder à la révision du cadre législatif et structurel du secteur du cinéma afin de relancer l’industrie cinématographique, à travers la promotion de l’investissement dans ce domaine et l’orientation du cinéma commercial pour la réalisation du rayonnement culturel de l’Algérie au niveau mondial », a indiqué d’emblée Mme Mouloudji.

Elle a poursuivi en précisant que le texte s’inscrivait en droite ligne avec « la nouvelle approche économique de la Culture » qui repose, selon elle, « sur le développement et la promotion des industries culturelles, dont le cinéma qui en est un axe important »;

Pour développer ce secteur, qui doit contribuer « à la création de la richesse et à l’augmentation du PIB », la ministre a rappelé que le gouvernement. avait adopté des « mesures incitatives et facilitations aux professionnels ». 

S’agissant de l’aspect législatif, le texte instaure un cadre approprié « pour les activités de production et de services liées à l’industrie cinématographique », s’est-elle félicitée.

Et d’ajouter : « En plus de ses aspects culturels et artistiques, le texte prévoit aussi des dispositions consacrant le caractère industriel du cinéma et ce à travers la captation des capitaux, permettant la création de postes d’emploi ».

Elle a également souligné que la loi abrogera « la loi (précédente) n 11-03 relative au cinéma, en vigueur », avant de faire faire savoir que « les textes d’application, au nombre de 13, ont été finalisés ».

S’exprimant après la ministre de la Culture et des Arts, certains membres de la Commission ont insisté sur « l’importance » de la réforme dans l’organisation du secteur et de l’industrie cinématographiques et des missions assignées qui doivent mettre en valeur « l’identité et l’authenticité algériennes » et créer « une opinion publique » sur les plans culturel ou économique.

Pour rappel, la Commission de la culture, de la communication, de la jeunesse et du tourisme travaille à l’élaboration d’un rapport préliminaire qui sera présenté aux membres du Conseil de la nation, lors de la prochaine plénière consacrée à la présentation et à l’examen du texte, avant de statuer sur ce dernier.

Amale Hoummati